Histoire de BATEAUX-LAVOIRS, le Bateau-lavoir dionysien
Mai 2013
Depuis des millénaires, les humains ont été confrontés au problème de l’eau et de son utilisation nécessaire à l’hygiène du corps et du linge. Ce sont généralement les femmes qui ont exercé une tâche laborieuse, dans des conditions parfois inhumaines : le lavage du linge corporel ou domestique.
Agenouillées pendant des heures au pied des berges des fleuves, rivières, ruisseaux ou toute autre pièce d’eau, les femmes se regroupaient pour jouer à la fois du battoir et de la langue. Afin d’essayer d’offrir aux lavandières de meilleures conditions pour ce dur travail, des hommes ont imaginé, entre autres, des « bateaux-lavoirs ». Pendant plus d’un siècle, entre la fin du XVIIIe et le début du XXe, de nombreuses lavandières se retrouvèrent dans ces bateaux spécialement aménagés pour laver et rincer le linge à l’abri et au niveau de l’eau.
Dans la France entière, des centaines de ces monuments flottants mais généralement fixes, ont partiellement amélioré ce dur métier. C’est surtout grâce à de nombreuses « Cartes Postales Anciennes » datant de la fin du XIXe siècle ou début du XXe et quelques rares écrits que nous pouvons découvrir l’importance de cette flotte immobile.
En souvenir de ces milliers de femmes qui ont exercé un dur labeur, parfois au péril de leur vie, l’Association des mariniers de Saint-Denis-de-l’hôtel, « Ancre et Loire », en collaboration avec le Lions Club local et la municipalité, ont décidé de reconstruire à l’identique l’un de ces monuments qui fut amarré sur la Loire, le long du quai de notre petite ville, de 1877 à 1935.
Dans cet ouvrage, j’ai jugé opportun de rappeler, à l’occasion de l’inauguration de ce bâtiment, l’histoire de quelques-uns des « bateaux-lavoirs ».