LIGER club de ROANNE, Loire

ÉvÈNEMENTS


“L'HERMIONE fait escale à Roanne, Lafayette débarque à la Maison du Port”.

 

 

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Maquette Jean-Luc Peillon

 

 

 

Vendredi 7 juin 2019 à 18h30
Maison du PORT
74, quai Cdt L'herminier
ROANNE, Loire

 

CONFÉRENCE

Organisée conjointement par l'Amicale des Anciens Marins de Roanne & le Liger club de Roanne avec le concours de Jean-Luc Peillon de Balbigny et le soutien de la délégation régionale au rayonnement et à l’image de la Marine en Méditerranée et du Centre de préparation militaire Marine de Roanne.


Après avoir traversé l’Océan Atlantique il y a deux ans et fait le tour de la Méditerranée l’an passé l’Hermione effectue depuis le 4 avril dernier un voyage le long de la façade Atlantique depuis Rochefort avec deux escales notamment à Nantes et à Rouen. On se souvient que les fusils, qui ont contribué à cette conquête, avaient été requalifiés à la manufacture d’Armes et Cycles de St Etienne avant de descendre la Loire et d’être embarqués sur le célèbre bateau.

 

 

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Jean-Luc Peillon présentera des documents et tenues d'époque ainsi que sa maquette de l'Hermione.

Le Capitaine de Vaisseau Christophe Pagot évoquera l’histoire de la frégate de la liberté qui a permis à Gilbert Motier, marquis de La Fayette '1757-1834', originaire de Chavaniac en Haute-Loire, de jouer un rôle décisif aux côtés des Américains dans leur guerre d'indépendance contre le pouvoir colonial britannique, en particulier lors de la victoire de Yorktown le 19 octobre 1781 et à ce «héros des deux mondes» d'être l'un des huit citoyens d'honneur des États-Unis d'Amérique.

 


 Entrée libre et gratuite 

 

Renseignements :
René Fessy,
Pdt Liger club de Roanne
0676624470

 

 


28/05/2019
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L'HERMIONE fait escale à Roanne, LAFAYETTE débarque à la Maison du Port.

 

 

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Réplique de tenue d'époque © JL Peillon

 

 

Vendredi 7 juin 2019 à 18h30

Maison du PORT

74, quai Cdt L'herminier

ROANNE, Loire

 

 

HOMMAGE à La frégate de la liberté qui a permis à Gilbert Motier, marquis de La Fayette '1757-1834', originaire de Chavaniac en Haute-Loire, de jouer un rôle décisif aux côtés des Américains dans leur guerre d'indépendance contre le pouvoir colonial britannique, en particulier lors de la victoire de Yorktown le 19 octobre 1781 et à ce «héros des deux mondes» altigérien, d'etre l'un des huit citoyens d'honneur des États-Unis d'Amérique.

 

CONFÉRENCE

du Capitaine de Vaisseau Christophe PAGOT

 

Organisée conjointement

par l'Amicale des Anciens Marins de Roanne & le Liger club de Roanne

avec

le concours de Jean-Luc Peillon de Balbigny

 

 

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Présentation de la maquette de l'Hermione

et de documents d'époque

 

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Maquette de l'Hermionee © JL Peillon

 

 

 L'HERMIONE

1990 - 2019

 

 

 

 


14/05/2019
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VILLEREST 42/ Station verte

 

 

       Plus de 500 Stations Vertes en France ...      

 

 
Découvrir la Nature et la Culture

des communes de moins de 10 000 habitants.

 

 

 

Dimanche 12 mai 2019

10h >18h
5è édition de la Fête de l'Écotourisme des Stations Vertes
VILLEREST 42/ Plage

 

   Animations gratuites   

 

 

 

Programme d'activités riche et varié

 

 

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La commune organise cette Fête représentative des valeurs et engagements pris pour la labellisation : "station verte".

Des activités et animations gratuites autour de l'écotourisme : sensibilisation à l'environnement, découverte du terroir et mise en avant des savoir-faire locaux à travers des ateliers, un marché de producteurs, des tables rondes mais également des animations pour les enfants : manèges à pédales, atelier poterie, sculpture sur fruits et légumes, balades à poneys... et bien d'autres surprises.

 

Découverte du vélo à assistance électrique, balade encadrée en canoë-kayak, initiation tir à l'arc, marche active......

 

Afin de mieux connaitre les très nombreuses activités de la commune de Villerest René Fessy, Président du Liger club de Roanne et ancien journaliste radio, animera 4 tables rondes autour des thèmes : TOURISME PECHE, CULTURE & PATRIMOINE, ACTIVITÉS LOISIRS, DÉMARCHE PAYSANNE INSOLITE.

 

 

PROGRAMME
4 Tables rondes animées
par René Fessy

 

 

 

11h « TOURISME / PECHE »
- Bernard LACROIX,
Président de l’association « Team Sensas Pêcheur Roannais ».
- Philippe BERNEZ,
Président Fédération des Stations vertes et des Villages de Neige.
- Jacques DUMAS ?
Président Fédération départementale de la Pêche de la Loire.

 

14h30 « CULTURE / PATRIMOINE »
- Michèle CHAMPREMIER,
Présidente de l’association « Amis du musée ».
Paul COURT,
Président de l’association « Café Noirot ».
Jean-Yves FEUILLAT,

Président de l’association « Amis de la Chapelle ».

 

15h30 « ACTIVITES / LOISIRS »
- Christophe JOUANNIC,
Chef du restaurant Lac de Villerest.
- Michelle LABOURIE,
Présidente de l’association Archers des Remparts.

- Centre équestre de BRAILLES ?

 

16h30 « DEMARCHE PAYSANNE INSOLITE »
- Francois JANIK,
Les Fromages de François.

 

Buvette et restauration rapide sur site.

 

Jean Lavigne,  auteur de la Batellerie en Loire Haute :
conferences-dedicaces-de-jean-lavigne
sera au RDV dimanche à Villerest !

 


 

> www.fetedelecotourisme.com

 

 
 


15/01/2019
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8è Fête St Nicolas à Roanne 42

 

organisée par

le LIGER club de ROANNE

 

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en partenariat avec

l'Association des Plaisanciers du Port de Roanne (APPR42)

& le Conseil de Quartier Bords de Loire

 

 

 
Jeudi 6 décembre 2018

à partir de 17h30

Port de Roanne

Kiosque "Roanne-plage"

 

 Gratui

 

 

La corporation des Mariniers de Roanne, qui succéda à la compagnie des Marchands fréquentant la rivière Loire constituée au XIIIè siècle, était une des plus importantes. Elle faisait autorité jusqu’à Orléans. On lui doit, notamment, l’édification en 1630 de la Chapelle St Nicolas du Port construite pour endiguer la peste. Chaque année elle fêtait dignement le Saint Patron des Mariniers. La fête de St Nicolas, qui se perpétue au nord de la France et dans bon nombre de pays Européens, fait son retour depuis ces dernières années sur les bords de la Loire. Le Liger club de Roanne l’a relancé en 2011 à Roanne rejoint par l’Association des Plaisanciers du Port de Roanne (APPR42) et le Conseil de Quartier bords de Loire. Cette tradition est devenue pour les enfants la venue du Père Noël avant l’heure !

 

 
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Cette manifestation gratuite se déroulera au Port de Roanne le jeudi 6 décembre prochain à partir de 17h30 autour du kiosque de “Roanne Plage”. Au programme danses folkloriques de l’Amicale des Alsaciens Lorrains du Roannais, atelier de ballons sculptés animé par François Charmillon, arrivée en bateau de St Nicolas et du Père Fouettard aux sons du limonaire de Michel Épinat. La distribution des friandises s’accompagnera cette année d’une séance photo ouverte à tous : à vos selfies ! 
 
 

 

L'embellie

du Port de plaisance international

de ROANNE

 
Cette année il n'y aura pas de concours de bateaux illuminés. En revanche tous les plaisanciers qui participeront à l'illumination de leur embarcation seront récompensés par l'Association des Plaisanciers du Port de Roanne (APPR 42) et le Liger club de Roanne à l'occasion de la 8è fête de St Nicolas.
 
 
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 L'APPR42 & le LcR ont récompensé les bateaux illuminés
 
 
PHOTOS 2018

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07/11/2018
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RÉUSSITE/ 5è Grande Chasse aux oeufs et 1ère chasse au trésor

 

En IMAGES

 

Ajouté le

5 avril 2018

 

Parc de Varennes

ROANNE, Loire

Lundi 2 avril 2018

 

PROGRAMME

 

4500 œufs,

700 inscrits,

700 récompenses.

 

Merci à tous ! ...

 

 

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LE PROGRÈS SORTIR © rené fessy

&

 Flashion © magdi sti

 


05/04/2018
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Tradition/ Tout ce que vous devez savoir sur saint Nicolas, patron des mariniers.

 

 
 

Saint-Nicolas et le Loiret c'est une longue, une très longue histoire. Outre les documents issus des Archives départementales et autres articles de presse, nous avons discuté avec des mariniers, fait un tour au musée de la Marine de Loire de Châteauneuf-sur-Loire, lu des livres, échangé avec des historiens locaux qui en savent un paquet sur le patron des mariniers.

Décryptage en six points :

 
 
Des mariniers portent sur leurs épaules leur saint Nicolas, dans les rues d'Orléans.
 
 
 
 
 
 

10/12/2017
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AGENDA/ Hommage à Barbara à Roanne 42

 

                                 “Rappelle-toi Barbara” Jacques Prévert                            



Vendredi 24 novembre 2017

à 18h précises
ROANNE 42,

Square Barbara.

 

 

Gratuit

 

 

Connaissez-vous

le Square Barbara de Roanne ?

 

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Le Liger club de Roanne et le Conseil de Quartier Centre vous invitent à l’hommage qu’ils rendront à Barbara, qui a vécu à Roanne en 1938, à l’occasion du 20 anniversaire de la disparition de l’auteure, compositrice et interprète, le vendredi 24 novembre 2017 à 18h au Square qui porte son nom situé à l’arrière de l’Hôtel de Ville à la hauteur du rond point Raoul Follereau (Entrée principale entre le Foyer Alain Lefranc et la Crèche AMICRERO).

 

 

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Deux de ses chansons : “Mon enfance” & “Göttingen”, interprétées par Julie Rimaud, Jeune chanteuse Roannaise, et un rappel historique seront au programme.

Cette manifestation précèdera le Spectacle son et lumière organisé par la Ville de Roanne à 19h devant la Mairie qui associera la Sainte Barbe (Patronne des Pompiers) et le lancement officiel des illuminations de la ville en prélude des festivités de Noël.

 

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                              DR

 

Contact
René Fessy
renefessy@free.fr
0676624470

 

 


 

 

ROANNE, le

24 novembre 2017
Hommage à Barbara
La vie de l'artiste par Stéphane Fessy

 

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20 déjà que Barbara s’est envolée.


Elle qui a consacré sa vie à la chanson comme on entre en religion. Elle qui disait dans les années 60 à Denise Glaser «la chanson, c’est une conversation». Elle dont les textes nous parlent d’elle, nous parlent de nous, nous aident à vivre. J’espère qu’elle serait heureuse que, vingt ans plus tard, nous continuions à l’écouter, à la chanter, que nous continuions le dialogue.

C’est dans le 17ème arrondissement de Paris que Monique Serf nait le 9 juin 1930 d’un père alsacien et d’une mère juive d’origine moldave. C’est le temps du Perlimpimpin près du square des Batignolles.

Dès son plus jeune âge, la petite fille déménage, le plus souvent à la cloche de bois, avec ses parents, de ville en ville. Elle dira à Jérôme Garçin dans l’une des rares interviews qu’elle donna dans les années 90 qu’elle était une petite fille qui voyageait.

 

En 1938, ce fut Roanne où elle débarqua avec ses parents et son frère ainé. Elle vivra d’abord avenue Carnot puis, quelques mois au 26 de la rue Mulsant. C’est à Roanne, durant l’été que nait sa jeune soeur Régine. De Roanne, la petite fille de huit ans n’avait pas beaucoup de souvenirs si ce n’est le froid de l’hiver comme elle l’évoque dans «Il était un piano noir», ses mémoires inachevés.

Barbara ne parlera que très rarement son enfance. Au début des années 60, elle déclare à Denise Glaser, à l’occasion d’un «Discorama» qui lui est consacré : «je n’ai pas souvenir d’avoir été une enfant.. J’ai des souvenirs d’odeurs, de couleurs...»

 

Puis il eut la guerre. La famille est juive. Il faut fuir encore, se cacher, se séparer. Les enfants se retrouveront à Saint Marcellin dans l’Isère. Monique est une élève singulière, parisienne, plus grande que les autres, qui ne s’intéresse qu’au chant et à la lecture. «La guerre nous avait jeté là, d’autres furent moins heureux je crois au temps joli de leur enfance».

La famille se retrouve. Pour peu de temps. Jacques Serf s’en va... C’est un joueur... il revient parfois les poches pleines... Souvent au début... puis de moins en moins jusqu’à disparaitre tout à fait à la fin des années 40. La famille s’installe à nouveau à Paris tant bien que mal. Monique veut devenir «Pianiste chantante». C’est une vocation qui est née déjà au début de l’enfance. Elle parvient à prendre des cours de chant avec un professeur qu’elle n’oubliera jamais, Madame Thomas-Dusséqué. L’argent vient à manquer, il faut vendre le piano. Un drame pour l’adolescente.

Monique a grandi. Elle part, quitte la famille pour réaliser son rêve de devenir pianiste-chantante. D’abord en Belgique. Elle monte sur scène au cabaret. Les débuts sont difficiles. Elle devient Barbara Brodi en hommage à une lointaine aieule russe, Varvara Brodsky. Elle travaille avec une pianiste georgienne, Ethery Roudchaze, rencontre le programmateur belge Jo Dekmine et se marie avec un avocat, Claude Sluys. Il va l’aider à se constituer un répertoire qui lui convient. Elle chante Fragson, Xanroff et des chansons à double sens du début du siècle mais aussi de jeunes poètes méconnus dont Jacques Brel qui commence à avoir un beau succès à Bruxelles. Elle se produit tous les soirs mais cela ne suffit pas. Il faut rentrer à Paris.

 

Elle revient avec difficultés, fait de nouvelles rencontres, le mystérieux Monsieur Victor sur la route du nord par exemple à qui elle consacrera une chanson beaucoup plus tard. Paris. La rive gauche et les cabarets du Quartier Latin. Elle devient Barbara. Chez Moineau d’abord puis à l’Écluse sur le quai des Grands Augustins. Les directeurs du cabarets, Brigitte Sabouraud et André Schlesser lui font confiance et elle devient «la chanteuse de minuit». Physiquement, elle se transforme, perds du poids, coupe ses longs cheveux noirs, abandonne les boucles d’oreilles créoles, s’habille de plus en plus en noir «couleur de lumière», elle qui déteste son apparence, la sculpte et sa silhouette à contre)courant à l’heure où les français admirent des beautés à la Bardot devient une grande partie de son identité. Le succès est là, de plus en plus présent.

Puis, en 1959 un coup de téléphone. «Madame soyez au rendez-vous», votre père est à Nantes, il est très malade. Elle part... Jacques Serf, «ce vagabond, ce disparu» revient au soir de sa vie dans celle de sa fille. Elle ratera ce dernier rendez-vous. Il est mort. Elle «veut que tranquille il repose». Il en restera une chanson émouvante, douloureuse, emblématique du répertoire de Barbara mais n’anticipons pas.

À l’Écluse, Barbara est interprète. Elle chante Brel, Brassens, Moustaki ou d’autres et enregistre un premier disque qui a un succès d’estime. Pourtant, elle commence à écrire, à composer. La première chanson qu’elle accepte de reconnaitre à demi est «la Belle Amour» sur un texte de Jean Poissonnier. Elle divorce de Claude. Ils sont séparés trop souvent. Elle écrit un peu plus «J’ai troqué», «Attendez que ma joie revienne», «le Temps du Lilas» puis «Dis quand reviendras-tu». Le succès est grandissant. Les médias s’intéressent à cette chanteuse au physique étrange et à la voix un peu trop classique.

«Ce fut un soir en septembre, vous étiez venus m’attendre»... C’est en 1963 au Théâtre des Capucines puis à Bobino en première partie de Georges Brassens que le miracle se produit. La chanteuse de cabaret devient chanteuse de music hall. L’ascension est fulgurante et le succès tant espéré est là.

 

Barbara vit difficilement l’exposition à la lumière même si elle voulait chanter dans de grandes salles. Elle est auteure compositrice à part entière et les albums se succèdent. «Barbara chante Barbara», «Göttingen» en hommage aux étudiants qui s’étaient substitués aux déménageurs de pianos en grève en Allemagne, puis Bobino encore mais en vedette cette fois. Mais c’est à l’Olympia qu’elle veut chanter et il y a un problème, Bruno Coquatrix ne l’aime pas et il ne veut pas d’elle. Il la considère comme une chanteuse intellectuelle de la Rive Gauche. Il finira par se laisser convaincre et acceptera qu’elle se produise à l’Olympia, d’abord pour deux Musicorama puis en vedette en 1969. Le reste du temps, elle parcours avec Pierre Thomasso son chauffeur, Sophie Makhno et Marie Chaix ses assistantes, les villes de France où elle rencontre le succès à chaque fois. Elle est en scène lorsqu’elle apprend la disparition de sa mère. Elle ne retournera jamais dans l’appartement de la rue Rémusat où elles habitaient. Son rapport à l’argent inquiète son agent Charley Marouani qui réussit à la convaincre d’acheter une maison. Elle s’installe dans une ancienne ferme à Précy sur Marne. «Ô jardin de Précy».

 

En 1969, elle décide, le soir de la dernière à l’Olympia, d’abandonner le système et le show business. Elle fera quelques expériences assez malheureuses telles une comédie musicale «Madame», écrite avec Remo Forlani et deux films, «Franz» de Brel et «l’Oiseau Rare» de Jean-Claude Brialy.

 

C’est en 1970 qu’elle revient à la chanson avec un album dans lequel figure l’un de ses plus grands succès, «l’Aigle Noir». Suivront plusieurs albums studio arrangés par William Sheller et une collaboration avec Catherine Lara puis avec le poète François Wertheimer qui signe les texte du disque «la Louve». Puis l’Olympia encore en 1978. Un autre album puis le retour sur scène sous un chapiteau à l’hippodrome de Pantin... «Pantin la bleue, Pantin la belle»... Le succès est gigantesque et la tournée qui suivra n’en finit plus. Barbara s’engage. Elle l’avait fait en chanson avec notamment «Perlimpimpin» ou «le Soleil Noir» mais cette fois-ci, elle soutient ouvertement François Mitterrand. Elle lui restera fidèle durant ses deux septennats.

 

En 1985, elle écrit avec Luc Plamondon l’opéra «Lily Passion» qu’elle créera l’année suivante avec Gérard Depardieu sur la scène du Zénith. C’est un succès mais de nombreuses tensions accompagnent l’élaboration de ce projet et elle se fâchera, entre-autres avec Roland Romanelli, son accompagnateur depuis plus de vingt ans, de plus les problèmes de voix et de respiration la rattrapent.

Elle décide de remonter sur scène l’année suivante au Châtelet et viendra travailler à Lyon avec un célèbre phoniatre pour récupérer sa voix. Elle reste plusieurs semaines au Théâtre du 8ème dirigé alors par Jérôme Savary pour répéter et créer ce spectacle. C’est le prélude au Châtelet 1987. Un superbe spectacle, considéré comme l’un des meilleurs et un album dont la pochette est signée Bettina Reims. Elle est nommée Chevalier des Arts et Lettres.

Parallèlement, Barbara s’engage. Elle va chanter dans les prisons et rencontre les détenus. Elle fait ouvrir une ligne à son domicile de Précy sur Marne pour les malades du SIDA et elle leur répond jour et nuit. Elle distribue des préservatifs lors de ses concerts. «Si s’aimer d’amour, c’est mourir d’aimer... Ils sont morts d’amour sid’assassinés».

Trois ans plus tard, en 1990, le miracle se produit à nouveau à Mogador avec un équipe réduite dont le percussionniste Dominique Mahut. Barbara a écrit de nouvelles chansons dont «Gauguin» qui fera l’objet d’un superbe vidéo clip. Barbara chante alors pour trois générations. La tournée durera trois ans. Elle remontera sur scène eu Châtelet en 1993 mais ses problèmes de santé la contraignent à annuler plusieurs dates et les assurances refusent de la prendre en charge. Elle se lancera tout de même dans une tournée triomphale mais éprouvante. En 1994, elle obtient la Victoire de la Musique de la meilleure interprète féminine. A la fin de la tournée à Tours, elle décide d’arrêter de monter sur scène.

 

En 1996, elle enregistre un dernier album avec de grands solistes tels l’accordéoniste Richard Galliano.

Elle débute aussi la rédaction de ses mémoires avant de disparaitre brutalement le 24 novembre 1997.

 

 

PHOTOS

de la cérémonie de l'hommage à Roanne

 

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Discographie, hommages, bibliographie ...


 

 

ROANNE, le

24 novembre 2017
Hommage à Barbara

 

Les sélections de Stéphane Fessy

 

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Discographie sélective
La chanteuse de minuit Barbara à l’Écluse (Emi)
Une soirée avec Barbara Olympia 1969 (Phillips)
Olympia 1978 (Phillips)
Intégrale : «Ma plus belle histoire d’amour c’est vous» 13 CD (Phillips/Phonogram) 1992
Concerts Musicorama 3 CD (Delta Music) 2002
Alhambra de Bordeaux 28 novembre 1969 (Delta Music) 2002
Barbara à l’Atelier Bruxelles 1954 (Le chant du monde Harmonia Mundi) 2007
Le temps du Lilas 4CD (Ina/ Le chant du monde Harmonia Mundi) 2007
Intégrale Comme un Soleil Noir 2017 (Mercury)
Lily Passion enregistrement studio inédit 2017 (Mercury)

 

Hommages
Marie-Paule Belle chante Barbara 2001
Daphné : 13 chansons de Barbara 2012
Alexandre Tharaud «Barbara» 2017

 

Bibliographie sélective
Barbara - Il était un piano noir (mémoires interrompus)
Sophie Delassein - Barbara, une vie
Valérie Lehoux - Barbara
Marie Chaix - Barbara (épuisé)
Marie Chaix - Barbara (Collection «du côté des femmes)
Alain Wodrascka - Barbara, N’avoir que sa vérité
Alain Wodrascka - Barbara, parfum de femme en noir
Alain Wodrascka - Barbara, une vie romanesque
Alain Wodrascka - Barbara, biographie intime
Jérôme Garcin - Barbara, Claire de nuit

 

 

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PHOTOS

de la cérémonie de l'hommage à Roanne

 

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Barbara

fit une courte escale à Roanne en 1938,
elle l’évoque dans ses mémoires

"Il était un piano noir ..."

 

 

 

Roanne fut une des premières étapes de la famille de Monique Serf.
En 1938 celle qui deviendra Barbara, elle n’avait alors que 8 ans, ses parents, son frère Jean accompagnés de Madame Hava Brodsky, sa grand mère maternelle, ont posés leurs valises pour quelques mois seulement, dans un modeste immeuble de 3 étages, situé au 26 de la rue Mulsant (à l’angle de la rue Waldeck Rousseau), un des quartiers ouvriers de la Sous-Préfecture. C’est là où naîtra, en août de la même année, sa sœur Régine. Elle aurait aussi habitée rue Carnot ?

Quand elle devait parler de son enfance Barbara déclarait :
"Je ne me souviens de rien, je n'ai pas eu de passé. Tout ce qui m'intéresse, c'est mon présent. Mon enfance ne m'intéresse pas".

 

 

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Maison de Barbara 6, rue Mulsant, Roanne



Pourtant dans ses mémoires “Il était un piano noir”, elle parle de Noël à Roanne seul et unique souvenir en famille :
“Un 24 décembre, par un froid de pierre, on nous emmena à la messe de minuit. Au retour, ma grand-mère, nous attendait à la cuisine avec une orange, un chocolat chaud fleurant bon la cannelle, et des morceaux de sucre candi servis sur une petite soucoupe bleue. Quelle douceur !

Ce temps passé à Roanne relie Barbara au souvenir de sa grand mère maternelle, qui était la seule à prendre le temps de l'écouter. Elle avait vu le jour, comme sa mère, à Tiraspol’, en Moldavie.
“ Que j’aimais ma grand-mère ! Elle était toute menue, avec des pommettes très hautes des grands yeux noirs, des mains très fines. Elle sentait le miel et me préparait des pâtisseries aux blonds raisins de Corinthe, des strudels aux pommes et aux noix pilées. Elle me consolait de tout. Je grimpais sur ses genoux, me calais au creux de son épaule : je suis ta préférée, Granny ? Raconte quand tu était en Russie ...
pour la remercier, je m’assieds devant la table et, sur mon clavier imaginaire, lui joue ma musique”.

On était à la veille de la seconde guerre mondiale, c’est la pauvreté et le froid à Roanne.
“ Je suis habillée de robes d’adultes que je déteste; retaillées sur mon corps de petite fille. Il y a eu aussi des huissiers, qui sont des gens très matinaux ! j’ai même vu un jour disparaître tous nos meubles, sauf le lit de mes parents, et, Dieu merci, la grande table sur laquelle j’inventais et pianotais toutes mes musiques” ...
“Je hais, depuis le mot argent, la tricherie et le mensonge. J’ai le goût de la vérité, de la mienne ! “...
“J’ai gardé surtout le souvenir d’avoir eu très froid, dans notre maison et à travers la ville que je traversais durant l’hiver glacial, sans gants, les doigts bleuis, douloureux “ ...

 

 

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Entrée 2, rue Waldeck Rousseau, Roanne



Septembre 1339 départ pour le Vézinet, dans la banlieue parisienne, où vivait Jeanne Spire, sa grande tante paternelle :
“ Nous avons quitté Roanne en famille en déménageant à la cloche de bois à bord d’une vieille Oldsmobile vert foncé dont je ne me remémore l’existence qu’en cette occasion que je trouvais splendide.
Je me suis souvent retournée, cette nuit-là, pensant que nous étions poursuivis, et je ne sais toujours pas aujourd’hui si j’en éprouvais de la crainte ou du plaisir.”

Dans ses mémoires inachevées, éditées à titre posthume, elle évoque aussi l’inceste dont elle a été victime et dont elle préférait se taire.   

Bien des choses ont transpirées, malgré elle, dans ses chansons qui lui ont permis ainsi d’évacuer ses angoisses. C’est en particulier le cas de “Mon enfance”, une chanson autobiographique, l’une de ses plus belles, qui la fait se remémorer sa jeunesse. Elle sera interprétée, ainsi que “Göttingen” où pour Barbara “tous les enfants sont les mêmes”, lors de l’hommage qui lui sera rendu à Roanne, le 24 novembre prochain, à l’occasion du 20ème anniversaire de sa disparition.

Un square, situé rue Raoul Follereau à l’arrière de l’Hotel de Ville de Roanne porte son nom. Il a été voulu par la municipalité et inauguré le 10 juillet 1999 par Jean Auroux, ancien Ministre et Député,  Maire de Roanne.

 

 

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Square Barbara Roanne, Loire

 

 


 

INAUGURATION

Square Barbara

Juillet 1999

 

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Par Jean Auroux, ancien Ministre et Député, Maire de Roanne en présence d'Alain Lefranc

 
 

 


31/10/2017
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